Papier électronique et édition à l’ère de la numérisation. Samuel Petit.

L’association du terme électronique a des choses aussi vénérables que le papier et l’encre en dit long sur le chemin
parcouru. Non seulement cette combinaison inédite a déjà trente ans de recherche derrière elle, mais elle est déjà
une réalité industrielle induisant des pratiques et des utilisateurs. Nous vous présenterons les premiers modèles de
tablettes de lecture et nous détaillerons les premiers usages de par le monde, notamment aux États-Unis et en Asie.
Dans le concert des anciens et nouveaux supports, le papier électronique qui offre le même confort de lecture que le
papier occupe une position radicalement novatrice. Avec son apparition, et comme à chaque fois que naît un
nouveau support (livre imprimé, photographie, informatique ),une nouvelle donne s’impose avec ses répercussions
dans l’industrie, l’économie et, bien entendu, dans la production intellectuelle et artistique.
Quels sont les premiers positionnements des éditeurs, des acteurs de la diffusion et de la librairie devant la situation
? Qu’est ce qui change dans le rapport entre les marques et les créateurs de contenu ?
Pédagogues, scientifiques, écrivains, artistes, auteurs au sens le plus large, quelles sont les potentialités nouvelles
qui s’offrent à eux ? Autant de questions qui révolutionnent la notion de livre. Car face aux contenus pléthoriques
d’Internet, face à la souplesse des moteurs de recherche, face à l’ubiquité du multimédia, le livre dans la stricte
ordonnance de son contenu accuse une rigidité qu’on ne lui soupçonnait pas.
Cette situation fait naître une attente à laquelle le papier électronique apporte une réponse qu’il est urgent de
comprendre et de maîtriser.